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Gaza et le droit international, ce que les hommes doivent au féminisme, sociologie électorale des européennes, etc.

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9 min ⋅ 06/06/2024

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Génocide à Gaza : que peut faire le droit international ?

La première moitié de l’année 2024 a été marquée par l’action des juridictions internationales pour tenter de mettre fin au génocide actuellement en cours à Gaza. Tout commence le 26 janvier dernier lorsque la Cour internationale de justice (CIJ) rend une ordonnance demandant à Israël d’empêcher d’éventuels actes de “génocide” et de “prendre des mesures immédiates” pour permettre la fourniture “de l’aide humanitaire à la population civile de Gaza”. Cette décision a été rendue suite à une saisine de l’Afrique du Sud qui a défendu qu’Israël viole la Convention des Nations unies sur le génocide de 1948. 

La CIJ émet une nouvelle ordonnance le 24 mai 2024 dans laquelle elle ordonne à Israël d'arrêter son offensive militaire à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Alors que certains médias et politiques rechignent à reconnaître la situation à Gaza, les juges de la CIJ s’en tiennent aux faits et font preuve d’une clareté nécessaire, comme en témoignent les termes de l’ordonnance : “L’État d’Israël doit, conformément aux obligations lui incombant au titre de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, et au vu de la dégradation des conditions d’existence auxquels sont soumis les civils dans le gouvernorat de Rafah (...) arrêter immédiatement son offensive militaire, et toute autre action menée dans le gouvernorat de Rafah, qui serait susceptible de soumettre le groupe des Palestiniens de Gaza à des conditions d’existence capables d’entraîner sa destruction physique totale ou partielle.” 

Est-ce pour autant que “l’offensive” d’Israël a cessé ? Non. 

En parallèle des décisions de la CIJ, la Cour pénale internationale (CPI) a également agi en la personne de son procureur, Karim Khan, qui a requis plusieurs mandats d’arrêt contre des responsables israéliens, dont Benjamin Netanyahou, et des responsables du Hamas pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les juges de la CPI doivent désormais statuer sur cette requête. Si ces mandats d’arrêt sont confirmés, les personnes visées pourront alors être arrêtées si elles se rendent sur le territoire d’un des États reconnaissant la compétence de la CPI, conformément au Statut de Rome. Par conséquent, les responsables mis en cause verront leur liberté de mouvement se restreindre et, dans cette perspective, le premier ministre israelien sera davantage isolé sur la scène internationale, au même titre que le président russe qui est visé par un mandat d’arrêt de la CPI depuis 2023. 

Ce qu’il faut savoir, c’est que cette requête de Karim Khan est l’aboutissement d’un travail qui a débuté en 2014 quand la Cour a été saisie sur la situation en Palestine. Le 16 janvier 2015, la procureure de l’époque, Fatou Bensouda, a annoncé l'ouverture d'un examen préliminaire concernant la situation dans l'État de Palestine afin de déterminer si les critères définis par le Statut de Rome pour l'ouverture d'une enquête étaient remplis. En mars 2021, considérant que les critères étaient effectivement remplis, Fatou Bensouda annonce ouvrir une enquête. Une décision extrêmement courageuse, et vous allez comprendre pourquoi. 

Dans sa déclaration du 20 mai 2024, Karim Khan a prononcé ces mots : “Il est crucial, à l’heure qu’il est, que mon Bureau et tous les organes de la Cour, y compris ses juges indépendants, puissent accomplir leur travail en toute indépendance et en toute impartialité. Je demande instamment que cessent immédiatement les tentatives d’obstruction, d’intimidation ou d’influence indue des fonctionnaires de la Cour.” Ici le procureur fait vraisemblablement référence, comme nous l’apprend une brillante enquête menée par The Guardian (“Spying, hacking and intimidation: Israel’s nine-year ‘war’ on the ICC exposed”), à “la guerre secrète” (telle que la nomme le quotidien britannique) menée par le gouvernement de Netanyahou comme les membres de la CPI.  

Dans cet article, on apprend entre autres que deux hommes se sont rendus au domicile l’ancienne procureure, Fatou Bensouda, en février 2015 (soit un mois après l’ouverture de l’annonce de l’ouverture d’un examen préliminaire) avec une enveloppe comprenant plusieurs centaines de dollars et un papier avec un numéro de téléphone israelien. Suite à cet événement, la CPI a demandé aux autorités néerlandaises de renforcer la sécurité du domicile de la procureure. Dans ce contexte, il est important de saluer le courage des procureur·es Bensouda et Khan.


Ce que les hommes doivent aux féministes et au féminisme… 

Depuis la fameuse “quatrième vague” et avec le mouvement #metoo, et malgré une immense visibilité médiatique et sociale, le féminisme, qui pourtant a considérablement changé la vie de nombreuses générations, continue de se traîner une mauvaise réputation. Les féministes seraient sectaires, hystériques, mal baisées… Leur combat serait excluant, violent, frisant parfois le fascisme. Tout se passe comme si une grenade venait d’être dégoupillée, créant un fossé béant entre les hommes et les femmes, qui se regardent maintenant en chien de faïence en attendant qu’elle explose. 

De tous les combats qu’il reste à mener, celui de la pédagogie, et notamment auprès des hommes, semble dérisoire et une légère perte de temps au regard des urgences sociétales. Mais le malentendu et les mauvaises interprétations auxquelles se heurtent encore trop souvent les luttes féministes sont aussi incompréhensibles que préoccupantes et méritent qu’on s’y intéresse. 

Et qu’on se pose les questions suivantes : pourquoi les femmes seraient-elles les seules à porter la lutte pour l’égalité et la fin des rapports de domination ? Pourquoi seraient-elles les seules garantes de l’égalité au sein du couple, au travail, dans la famille ? 

Pas besoin d’expliquer que le féminisme n’est pas une donnée biologique mais un engagement en actes et en pensées. Toutes les femmes ne sont pas féministes et n’importe quel homme peut être féministe s’il décide de s’engager dans cette démarche citoyenne, intellectuelle, affective et professionnelle. 

Qu’une femme critique le mouvement féministe (et elle en a le droit), qu’elle en détaille les dérives, qu’elle s’en désolidarise, qu’elle le ridiculise, il n’en reste pas moins qu’elle bénéficie de ses effets et de ses luttes, quand bien même elle voudrait le nier. En 2024, toute la société profite des appels d’air obtenus de haute lutte et dans un grand sacrifice par les militantes que ce soit d’un point de vue intime et politique, sur le plan de la sexualité, de l’éducation, de la place dans l’espace public et professionnel.

Mais qu’en est-il des hommes ? Pourquoi une telle difficulté à participer à la lutte féministe et à s’en revendiquer ? En France et aux Etats-Unis, les hommes sont pourtant plus de 40% à se dire féministe, à commencer par Emmanuel Macron et Joe Biden (lol), mais quelle réalité ces chiffres recouvrent-ils ? 

Bien sûr, si vous évoluez dans un milieu de gauche et d’extrême-gauche, il y a fort à parier que vos amis, maris, amants, frères ou collègues seront tout à fait enclin à se dire pro-féministe, certains prononceront même le terme d’“alliés”. Au-delà de la gauche et des mouvements queer, rares sont les hommes prêts à affirmer qu’un monde injuste et violent à l’égard des femmes est une bonne chose. De la même manière, un homme pourra activement réfléchir à sa déconstruction, lire des livres, militer, sans jamais parvenir à renoncer à ses privilèges, tandis qu’un autre incarnera l’égalité dans toutes les dimensions de sa vie personnelle, familiale et professionnelle mais continuera de se montrer très méfiant à l’égard du féminisme auquel il peut même ouvertement refuser d’y être associé.  Comment réussir à se défaire du pouvoir ? Comment comprendre les intérêts qu’il y aurait sinon à se lancer dans la lutte du moins à la voir non pas comme une menace ou quelque chose qui ne les concernerait pas vraiment mais comme un atout, comme la possibilité de créer pour toutes et tous un futur plus équitable et plus viable.

À l’heure où les théories masculinistes gagnent du terrain et alors que les droits des femmes et des minorités de genre restent encore bien fragiles, ces questions méritent d’être posées.

D’autant que ce qu’elles sous-tendent n’a pas seulement à voir avec l’idée, un peu simpliste, qu’il faudrait inclure plus d’hommes dans le combat féministe mais plutôt de la vision qu’on se fait du féminisme. Le léger glissement du féminisme vers le développement personnel et la prédominance du féminisme néolibéral, ont en effet contribué à renvoyer le féminisme à une histoire de femmes et donc de femmes contre les hommes. Et c’est peut-être là l’une des clés.  

Le retour au politique, à la chose publique, et donc à la chose de toutes et tous, serait l’assurance d’une plus grande efficacité, d’une accélération d’une législation plus équitable pour les femmes et donc aussi pour les hommes, pour l’éducation des petites filles et des petits garçons.  

Ce que votent les femmes

L’Europe compte 10 millions de plus de femmes que d’hommes. En ce qui concerne le vote, les jeunes femmes sont plus progressistes là où les jeunes hommes deviennent plus conservateurs. Alors que 52% de l’électorat européen est féminin, les partis radicaux et eurosceptiques sont pourtant susceptibles de remporter une trentaine de sièges en plus lors des prochaines élections du 9 juin. On essaie de vous expliquer pourquoi. 

Abstention en cheffe

En 2019, un·e Européen·ne sur 2 a voté aux élections européennes (49% des femmes indiquant vouloir voter contre 52% des hommes). La participation des femmes augmente, certes, mais reste faible et l’abstention gagne encore en ce qui les concerne puisque 53% des femmes se sont abstenues en 2019. Stefanie Buzmaniuk, directrice de recherche à la fondation Robert Schuman en conclut que les femmes semblent moins impliquées dans la politique européenne que les hommes. “Difficile de dire en amont si les femmes se rendront plus nombreuses aux urnes en juin, mais il est évident que leur mobilisation peut changer la donne électorale dans certains pays.”, écrit-elle. Les exemples sont nombreux qui montrent que les femmes sont moins conservatrices que les hommes dans leurs votes. En Espagne, très peu de femmes votent pour le parti d’extrême droite, et ces partis séduisent également beaucoup moins les électrices en Autriche ou en Allemagne par exemple. En France si le RN rassemble autant voir plus d’électrices que d’électeurs – une preuve de plus d’une opération séduction réussie dans la société française – Reconquête ne les séduit pas.  On en reparlera bientôt dans un numéro que Popol Post consacrera à l’extrême droite. Ainsi, en se mobilisant par le vote, les femmes sont réellement susceptibles d’inverser la tendance. Problème : elles étaient 1 sur 5 en 2019 à dire que la politique ne les intéressait pas.  

Les femmes mal représentées

Mais une femme nommée à un poste de commissaire européenne – il y en a aujourd’hui 27 – , voire de présidente de la commission européenne ne suffit pas à défendre un projet progressiste et féministe pour l’Europe. Si l’UE a fait des progrès en termes de représentation politique en faveur des femmes, beaucoup d’Européennes ne se sentent pas représentées.

Les postes “de pouvoir” sont occupés par 3 femmes : présidente de la Commission, présidente du Parlement et présidente de la banque centrale. Mais au niveau infranational (région, communes etc), les femmes politiques ne représentent qu’environ 30% des élu·es en Europe – et la plupart du temps affectées aux questions culturelles et sportives (la meilleure élève étant la Suède avec 43% d’élues locales, ce qui n’a pas empêché l’accession au pouvoir d’une coalition où l’extrême droite prédomine).

Un tiers du parlement européen est constitué de femmes et seules 17 d’entre elles sont issues de minorités ethniques, ce qui n’est pas représentatif de la population de l’UE. Par ailleurs, la violence à laquelle les femmes sont confrontées en politique est vue comme un obstacle à une meilleure représentation. Là aussi, un tiers des élu·es locales en Europe ont déjà été victimes de violences dans leur carrière et 60% d’entre elles confient que malgré les plaintes, cela n’a eu aucune conséquence sur la carrière des agresseurs. On a souvent traité ici de la violence en politique et Léa a consacré une (grande) partie de son premier livre à ce sujet. De nombreux obstacles issus d’un patriarcat revêche restent en effet à surmonter pour une meilleure représentation politique à tous les niveaux.  

En attendant, sur ce scrutin, les femmes ont le pouvoir de changer la répartition des sièges au parlement européen. Cela veut aussi dire que nous avons le pouvoir de décider de l’avenir du projet européen. Allons-y !


À écouter 

Stormy Daniels and her battle for truth, Tortoise 

Qui est Stormy Daniels ? Son nom a été prononcé de nombreuses fois dans les médias ces derniers temps et elle a été au cœur du récent procès ayant abouti à la condamnation de Donald Trump à New York. Dans cet échange avec la journaliste Hattie Garlick, l’on apprend, entre autres, comment la vie de Stormy Daniels a été ruinée par Donald Trump. 

Affaires sensibles : le gang des Amazones, France inter 

Cet épisode revient sur l’affaire du gang des amazones dans les années 90, dans laquelle cinq femmes ont braqué des petites banques pour moins de 50 000 euros en quelques années. Il est question ici de l'épuisement créé par la précarité subie par ces femmes, “des filles du coin qui faisaient avec les moyens du bord”.

À lire 

Vivre pour les caméras, de Constance Vilanova, JCLattès, 2024 

“J’ai fini par percevoir à quel point l’industrie de la téléréalité nous a conditionnés à prendre en compte le regard des autres, et à lui accorder une place centrale dans nos existences”. Que vous consommiez fiévreusement de la télé-réalité ou pas, vous ne pouvez échapper à son impact. Plutôt qu’un jugement, la journaliste Constance Vilanova nous offre un regard critique, mais jamais moqueur, sur un milieu qui cristallise toutes les dynamiques de domination de classe : racisme, classisme, xénophobie et misogynie. Ce système qui perpétue tout ce contre quoi nous luttons, capitalisant sur nos échecs sociétaux, pourquoi fascine-t-il autant ? Plutôt qu’un boycott méprisant, Constance Vilanova appelle au boycott politique. À lire de toute urgence ! NB : TW évocation de violences sexuelles 

Du côté sauvage, de Tiffany McDaniel, Galleimester, 2024

Après Betty et L’été où tout a fondu, Tiffany McDaniel dessine un hommage aussi beau que viscéral à six femmes disparues dans l’Ohio entre 2014 et 2015. Du côté sauvage conte l’histoire de jumelles, Arc et Daffy, prisonnières des secrets familiaux. Un jour, un corps noyé est retrouvé, puis deux, puis trois. Funeste destin des femmes de la région. Région où les promesses ne peuvent être tenues et où les liens sont faits pour se dénouer dans les larmes. Tiffany McDaniel nous emporte dans une sombre et poétique tempête où les personnages sont sauvés de la laideur, du deuil et de la cruauté seulement par l’imagination. Ce livre est un hurlement pour assassiner le pire des meurtriers : l’oubli. Un cri d’hommage faits aux femmes, dans une ode à la vie et à la lutte. NB : TW addictions à la drogue, violences sexuelles 

À voir 

Mustang, de Deniz Gamze Ergüven, 2015

Dans une campagne de la Turquie, entre ciel et mer, Deniz Gamze Ergüven esquisse le destin de quatre sœurs. Un soir, tandis qu’elles rentrent de l’école, des garçons et des rires pour chaperons, le simple jeu innocent déclenche un scandale retentissant. Après la douceur des vagues et des plaisirs, il y a l’entrée dans l’âge adulte et l’abdication contrainte de toute sauvagerie. La maison devient ainsi le reflet éploré de l’angoissante destinée de la femme : une étroite prison, dont le mariage est l’issue présumée. La réalisatrice sculpte le portrait de quatre adolescentes dont l’insoumission et la révolte n’ont d’égal que leur appétit de liberté. Un film magnifique, vibrant de sororité, d’émotions et d’émancipation ! NB : TW violences sexuelles

Mascus, ces hommes qui détestent les femmes, de Pierre Gault, France TV, 2024

Pour ce documentaire, le journaliste Pierre Gault se glisse dans la peau d’un “membre de la meute”, s’infiltrant dans les sphères masculinistes françaises. Ces cinquante minutes sont une longue et vertigineuse descente dans un monde où la haine des femmes fait culture. Le journaliste met en lumière un système bien rodé dans lequel malveillance, paranoïa et commerce ne font plus qu’un. Mêlant incitation à la haine, complotisme et banalisation des agressions sexuelles, ces programmes – proposés par des “mentors” et monnayés scandaleusement chers – incitent au cyberharcèlement, aux violences sexistes, voire au féminicide. Glaçant mais nécessaire ! NB : TW incitation à la haine, cyberharcèlement, féminicide 

À faire  

Contre soirée électorale, 9 juin au Point Ephémère 

Transmission des idées, stratégies, actions, organisation… Comment fait-on pour porter nos luttes au niveau européen ? 

Un livre, une tasse de thé & Popol Media s’associent pour vous proposer d’en discuter pendant La contre soirée électorale !

RDV le 9 juin à partir de 18h au Point Ephémère (Paris, 10è) ! Réservez vos places ici !  

Show Up for Palestine, jeudi 13 juin 2024 à 19h30

Le bar Le Saint-Sauveur accueille ce jeudi 13 juin de nombreux artistes afin de récolter des fonds pour les cagnottes des gazaouis, qu’elles soient individuelles ou associatives. La soirée débutera, à 19h30, par une série de performances : lectures, sketchs, chants et tombolas. N’hésitez pas à vous attarder sur les différents stands exposés : vous seront proposées des illustrations, des poèmes minutes, du body painting ou des portraits personnalisés. À 22h, un DJ Set se joindra à la fête ! Le Saint-Sauveur - 11 rue des Panoyaux, 75020 Paris.


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