Ça fait un petit moment que certain·es d’entre vous suivent les aventures de Popol, merci d’être aussi nombreux·ses et aussi fidèles ! Ce n’est pas toujours évident “d’entreprendre” dans les médias surtout lorsque l’on est pas du tout entrepreneuse et que l’on lance un média féministe indépendant, qui parle de politique… Cela fait presque un an que j’ai jeté les bases de Popol Media et je me suis dit qu’il était temps que je vous ouvre un peu les coulisses de ce projet. Aussi, je vous propose de vous embarquer dans cette aventure en vous écrivant des lettres régulièrement et voici la première !
Je me souviens très bien de l’état d’esprit dans lequel je me trouvais au moment du lancement : j’étais tétanisée à l’idée de mettre en place un VRAI média et je ne savais pas par où commencer… Si bien que j’hésitais vraiment à me lancer alors que j’avais refusé un CDI pour me consacrer à 100% au développement du média. J’avais tout simplement méga peur et cette peur avait pour effet de m’empêcher d’avancer. Un beau soir, lors de la soirée d’anniversaire de Politis au Point Ephémère, j’ai croisé la fondatrice de Vert le média, Juliette Quef. Elle m’a gentiment demandé où j’en étais de Popol, je lui ai répondu que je pensais que ce n’était pas faisable, que je n’allais pas réussir à en vivre, que c’était trop compliqué, trop difficile de lever des fonds, etc. Elle m’a regardé et m’a dit “Ah mais si, bien sûr que si c’est possible, il y a des solutions, tu vas y arriver, ton projet est top !”.
Cette rencontre et les mots de Juliette ont été décisifs et dès le lendemain j’ai fait des recherches pour me renseigner sur les incubateurs pour les médias émergents. J’en ai trouvé un qui commençait fin janvier / début février, j’ai foncé et envoyé un email. J’étais un peu en retard, j’ai clairement postulé à l’arrache, mais j’ai été acceptée et j’ai rejoint l’incubateur de Creatis en février. Je m’en souviens très bien, j’étais à Marseille lorsque j’ai reçu la réponse positive, il faisait beau et c’était un peu comme si une nouvelle page était en train de s’écrire. C’est d’ailleurs aussi cette semaine-là que j’ai développé le récit de mon prochain livre avec Camille, mon éditrice. Une belle semaine sous le soleil de Marseille !
Lorsque je suis rentrée à Paris, j’étais méga malade, j’avais chopé une crève de l’enfer et j’ai passé trois jours au fond de mon lit en mode ouin ouin avec le chat, c’était génial ! Pourquoi je vous raconte ça ? Aucune idée, mais peu importe… Donc, je disais, je suis rentrée de Marseille et j’ai intégré l’incubateur de Creatis pour les médias émergents. On a eu des sessions / ateliers sur le droit des sociétés (horrible mais nécessaire), sur la conception éditoriale, le marketing “digital” (ou un truc dans le genre tout aussi compliqué à suivre pour moi), etc. Autant vous dire que j’ai loupé quelques sessions, mais quand même j’ai suivi et surtout, SURTOUT, ce qui a été méga important pour moi dans le programme c’était le coaching individuel car c’est ça qui m’a permis de mettre en place la société et de réfléchir à un - tenez vous bien - business plan (re horrible mais nécessaire). J’ai eu la chance d’être accompagnée par Lou de Médianes pour ce coaching et on a bossé à fond pendant plusieurs sessions, c’était vraiment super. J’ai appris beaucoup de choses et ça m’a vraiment permis d’avancer étape par étape.
À partir de là, j’ai arrêté de flipper, enfin jusqu’à fin décembre où j’ai éclaté en sanglots devant les potes de la team pendant une visio (mais ça je vous en parlerai une prochaine fois, ou pas…). À partir du moment où Lou m’a aidée à structurer le projet, j’ai compris que c’était possible, à condition de bien suivre les étapes et de ne pas trop s’éparpiller (ça aussi je vous en parlerai une prochaine fois parce que c’est un vrai sujet pour les personnes comme moi qui n’ont pas DU TOUT la fibre business et qui créent du contenu).
Voilà pour cette première lettre, j’espère qu’elle vous a plu (n’hésitez pas à me faire un retour si vous le souhaitez) ! La prochaine fois, je vous parlerai de celles qui contribuent à ce projet et comment je les ai rencontrées !
À bientôt !
Popolement vôtre,
Léa
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